|

De tous temps, les hommes se sont
soignés grâce aux bienfaits et aux vertus des plantes, des
minéraux, de la nature en général. Ils faisaient de même avec
leurs animaux, car ceux-ci étaient précieux pour eux : animaux
d’élevage, de fermage, mais aussi chats pour leurs talents de
souriciers, chiens pour leurs habiletés sociales. Dans ces
cultures, ces sociétés humaines passées qui demeurent nos
origines ancestrales, un individu ou un animal malade devait
absolument être remis sur pied car chacun apportait sa
contribution à la régulation et aux revenus de la famille ou du
village.
Au fil des siècles, les
découvertes scientifiques ont permis de mettre en valeur de plus
en plus de plantes, de remèdes, enrichissant les herbiers des
pharmaciens et donc les pharmacopées disponibles. Or, avec
l’avènement des médicaments réalisés entièrement à base de
substances chimiques de synthèse, les médecines naturelles ont
perdu peu à peu de l’intérêt aux yeux du public, tant les
laboratoires ont su convaincre les populations que leurs
médicaments étaient nettement plus efficaces, notamment et
surtout en terme de rapidité d’action.
Même Hahnemann,
fondateur-précurseur de l’homéopathie, lorsqu’il tentait de
reprendre les fondements d’Hippocrate, était moqué et critiqué
de ses pairs… jusqu’à ce qu’il démontre enfin toute la force de
ses remèdes en guérissant des sujets atteints par le choléra
dans les années 1830, lors d’une épidémie, là où les médecins
classiques n’avaient aucune solution.
Cependant, depuis une trentaine
d’années, les gens reviennent de plus en plus vers les médecines
naturelles, parce qu’ils ont réalisé que les médicaments
chimiques ont des désagréments à long terme, des effets
secondaires parfois vraiment indésirables, provoquent une
accoutumance, entraînent des allergies, bref ne sont plus
facilement tolérés par le corps humain au bout de quelques
années. On comprend alors aisément tout l’intérêt des
médecines naturelles lorsqu’on est face à une pathologie
chronique ou un système immunitaire affaibli régulièrement par
des affections récidivantes.
Dans le cas de l’animal, c’est
tout à fait pareil.
Aujourd’hui, de plus en plus
d’éleveurs, de possesseurs d’animaux, soucieux du bien-être
et de la santé de leurs compagnons à quatre pattes, se
tournent vers les médecines naturelles, cherchent des conseils
auprès de leurs vétérinaires, s’informent par des revues ou sur
Internet, afin de faire bénéficier leurs chiens ou leurs chats
des remèdes sains, qui n’agressent pas l’organisme.
En effet, les médecines
naturelles, homéopathie, phytothérapie, aromathérapie, mais
aussi ostéopathie, acupuncture, pour les plus connues, sont des
thérapeutiques particulièrement respectueuses des fonctions
physiologiques = elles agissent en profondeur, sans
provoquer de réactions allergiques, ni d’accoutumance, ni de
lésions organiques, ni d’effets secondaires : elles stimulent
l’immunité tout en combattant les agents pathogènes (virus,
bactéries, microbes) grâce à leurs principes actifs souvent très
puissants. D’ailleurs, dans les pays du Nord de l’Europe
(Pays-Bas, Norvège, Finlande, Suède), au Canada, et bien entendu
en Asie (depuis toujours), les médecines naturelles font partie
intégrante du quotidien, que ce soit en faveur de l’homme ou de
l’animal. On notera que ces populations vivent en meilleure
forme que les occidentaux, souffrent moins de troubles
cardio-vasculaires, d’ostéoporose chez les femmes, de cancers ou
de troubles neurologiques invalidants.
Ainsi, à l’aube du 21è siècle,
dans nos sociétés évoluées qui se disent modernes, il est temps
à notre tour de profiter des bienfaits et des vertus des
médecines naturelles, et d’en faire bénéficier nos compagnons
quadrupèdes. Il n’est pas question de se battre contre les
médicaments de synthèse = certaines maladies ne pourront sans
doute jamais trouver d’écho dans les médecines alternatives,
telles les maladies mentales. Mais puisque nos animaux ne
souffrent pas de schizophrénie, d’autisme, ou de diverses
psychoses, alors il est bon de savoir qu’ils sont d’excellents
récepteurs aux médecines naturelles.
Seule la leucose féline à
l’heure actuelle est incurable, quelle que soit la médecine
utilisée, naturelle ou allopathique. (très peu de guérisons, en
moyenne 3 chats sur 1000)
Adaptée à chaque mammifère,
jeune, adulte, senior, animal de petite taille ou au contraire
de taille géante, tenant compte de l’anamnèse de sa santé, de
son environnement, de son alimentation, bref de son quotidien et
des risques de maladies parfois liés à sa race, la « phyto-aromathérapie
animalière » est une discipline thérapeutique sérieuse,
efficace, 100% naturelle, respectueuse du patient, et
représentée par des praticiens de santé ayant bénéficié d’une
solide formation (entre 4 et 7 ans selon les orientations
choisies). Peu nombreux en France, les phyto-aromathérapeutes
animaliers exercent pourtant un art millénaire, pratiqué durant
des siècles avec succès.
N’oublions jamais que c’est aussi
à la façon dont une société considère et traite les animaux
qu’on juge de son évolution…
¨Carole
B-MORIN¨
Praticienne de Santé Naturelle
spécialisée Canins & Félins
Contact
naturomagvet@aol.com
http://desanimauxetdesplantes.blogspirit.com/

|