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Au même titre que l'homme, le chien et le chat éprouvent
de la douleur lors d'une maladie , d'un accident ou d'une opération.
Sa prise en charge fait désormais partie de la
pratique vétérinaire quotidienne. Mais à l'inverse de l'homme,
l'animal ne peut ni exprimer oralement sa souffrance, ni faire part de
l'efficacité du traitement prescrit.
La coopération entre, propriétaire, vétérinaire
et personnel soignant permettent d'évaluer la douleur de l'animal et
de la traiter.
Comment reconnaître la douleur ?
La douleur animal se rapproche de ce qui est connu
chez le jeune enfant.Les critères les plus couramment retenus sont
les modifications comportementales dont les principales sont rappelées
ci-dessous.
Principaux signes évocateurs de douleur chez
l'animal :
Posture et attitude générale
- modifications d' activité : léthargique ou à
l' inverse hyperactif
- assis ou couché dans une posture anormale
- chat assis au fond de sa cage, ou couché sur
le ventre
Locomotion
- raideur, difficultés à se relever
- boiterie, refus de se déplacer
- tourne en rond sans repos
Cris ou pleurs anormaux ( à différencier de l'
anxiété )
- sans raison ou à l' approche des personnes
- hurlements, gémissement ( intermittents,
constant, à la palpation
- souvent calmés par les caresses chez le chiens
- rares chez le chat ( crache si on l' approche )
Apparence
- animaux sales,ne faisant plus de toilette (
chat surtout )
Appétit
Comportement
- modifications du comportement normal
- prostration ou agressivité
- indifférence ( chat )
- ne bouge plus la queue si sollicité ( chien )
Expression faciale
- stupeur, yeux dans le vide-pupilles dilatées
- chat : yeux mi-clos - mimique faciale
Manipulation
- retrait du membre concerné, parfois avant d'
être touché
- pleurs ou agressivité
- léchage-morsure-mutilation des zones
douloureuses.
Il convient d'insister sur les différence de
comportement entre les espèces (chiens et chats ) et entre les races
au sein d'une même espèce : comportement particulièrement démonstratif
de certains chiens de petites races, à l'inverse du stoïcisme de
certains chiens de chasse ou de races géantes.
Enfin, d'autres paramètres que les modifications
comportementales peuvent être pris en compte pour évaluer la
douleur. Il s'agit de modification physiologiques, comme les
variations de fréquence cardiaque ou respiratoire, ou de modification
biologiques comme les variations de certains paramètre sanguins. Leur
appréciation est réservée au vétérinaire.
juin 2006
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